Ensemble, faisons pousser une ferme

Ensemble, faisons pousser une ferme !
Les 3 axes de l' AMAP : écologiquement sain, socialement équitable et économiquement viable.

mardi 15 mars 2016

Compte rendu des ateliers du pot d’accueil du 5 février 2016


L'assemblée annuelle de l'AMAP a eu lieu le vendredi 5 février. Elle a permis d'accueillir les nouveaux Amapiens et de mettre en place quelques points d'organisation dans une ambiance conviviale. Des ateliers ont été organisés pour réfléchir autour de 3 thèmes centraux de la vie de l'AMAP. En voici le compte rendu.

Motivations et freins pour être en AMAP

Ce qui s’est dit dans les ateliers

Les premières motivations se résument pour la plupart à l’obtention de légumes de meilleure qualité, frais, cultivés localement, dont on connaît les modes de production et pour moins chers que dans les chaînes spécialisées type Natureo.
En résulte l’importance de retrouver une alimentation saine, en réapprenant le goût de la cuisine, du jardin, les légumes des anciens ou tout simplement les légumes que nous n’avons pas l’habitude de cuisiner faute de les trouver en grande surface ou au marché. Cela oblige parfois à changer ses habitudes alimentaires sans en avoir l’air mais l’intérêt écologique va de pair avec l’engagement en AMAP.
L’idée de transmission aux générations futures a été également évoquée, que les enfants sachent comment poussent les légumes pour les apprécier et pour en quelque sorte développer une pédagogie du goût.
L’AMAP est aussi pour les personnes présentes un lieu d’échange et de partage, un soutien apporté à un « vrai » agriculteur, il est important de connaître la personne qui a cultivé les légumes que l’on mange, les trouver prêts sans avoir besoin de les payer chaque semaine ou bien d’avoir la possibilité de ne prendre qu’une demi-part à sa charge, en résumé, toutes les modalités « techniques » mises en place par l’AMAP.
         Le pendant que l’on jugera positif ou négatif est que le panier hebdomadaire oblige à cuisiner des légumes et à en prendre le temps. Et malgré leur bonne volonté, certaines personnes ont l’impression d’en avoir trop, surtout en hiver où les légumes sont moins festifs. Ne pas savoir ce qu’il y a dans le panier à l’avance pèse également. L’annualité du contrat et son prix peut également être vécu comme une contrainte surtout pour les personnes seules où les quantités sont alors trop importantes.

 

Relation paysan / amapiens

Ce qui s’est dit dans les ateliers

Pour les amapiens présents, la relation avec le paysan est très importante ; il est important non seulement de le voir mais aussi de connaître son travail, la ferme ou même d’avoir des idées pour utiliser les légumes. Cette relation n’est pas toujours évidente car la plupart des amapiens ne voient Erwan que lors de la distribution et à certaines heures, il y a beaucoup de monde.
Le tableau qu’Erwan remplit d’un petit mot toutes les semaines est intéressant mais peut-être pas assez voyant ou mal placé, la lecture permet de réduire le temps d’attente, quand il y en a. Malgré l’intérêt de ces échanges, Erwan ne peut pas parler à tout le monde au risque de voir la file s’allonger de manière trop importante.
Une relation s’entend s’il y a deux entités et Erwan souhaiterait un référent pour donner une seule fois les informations car il perd parfois trop de temps. Tout le monde est d’accord pour dire que le développement de la communication doit être géré par les membres du comité de pilotage. Le tableau des activités annuelles permet de se projeter mais il serait aussi bien de l’avoir par trimestre ou par saison. Les visites sont également un bon moyen de faire passer des informations mais jusqu’à présent, celles proposées n’ont pas eu beaucoup de succès. Peut-être que faire une visite obligatoire avant la signature du contrat permettrait à tous de mettre un premier pas dans la ferme car cela peut-être un peu délicat parfois avec les gens qui ne sauraient pas quoi y faire.
Le blog et le fil Twitter d’Erwan sont assez peu consultés, peut-être par méconnaissance de leurs existences mais les mails sont globalement lus et trouvés intéressants.
En ce qui concerne les autres paysans, pour certains ils ne viennent pas souvent à la distribution, il est donc difficile d’avoir des informations sur leurs activités. Pour avoir plus de liens avec eux, il faut aller aux portes ouvertes ou voir ces paysans lors d’animations.

Coups de main à la ferme

Ce qui s’est dit dans les ateliers

Outre la distribution à laquelle Erwan essaie d’être présent et d’en faciliter le déroulement pour qu’il soit moins pénible, nous avons travaillé sur la définition des coups de main.
Le mode de culture biologique oblige de nombreuses tâches à se faire manuellement, comme par exemple les 5 à 6 tonnes de pommes de terre à récolter et qui affleurent la terre, les carottes qui sont très difficiles à extraire et bien sûr le désherbage des échalotes ou des oignons. C’est une tâche rébarbative mais qui est beaucoup moins physique si elle est faite petit à petit.
L’objectif des coups de main est d’aider Erwan mais il s’agit également de donner un coup de main moral en passant un moment convivial à la ferme. Ces coups de main sont plutôt ponctuels et en relation avec les cultures. Ils font partis de la vie de la ferme. Les besoins ne sont pas énormes mais il est primordial qu’Erwan puisse avoir confiance dans les tâches effectuées car les coups de main permettent à notre maraîcher de gagner du temps et de l’efficacité. Il a été également souligné que ces journées devaient être l’occasion d’un échange de procédés entre amapiens et maraîcher. Nous avons également souligné que chacun pouvait trouver sa place en fonction de ses capacités.
Malheureusement la faible participation des amapiens à ces journées les rende parfois longues, nous nous sommes interrogés sur la façon de motiver les gens surtout en juillet et en août où les légumes poussent beaucoup et où les amapiens sont en vacances. Une bonne communication doit faire prendre conscience de ce qu’il y a faire, cela peut-être un moment festif, un moment d’interaction nécessaire entre les amapiens, avec un repas derrière par exemple.
Une trentaine d’amapiens à chaque appel à coups de main permettrait d’être efficace.
Le subtil équilibre entre professionnel et bénévoles doit être organisé par les amapiens, la transmission des consignes lors de ces journées doit être confiée à un ou plusieurs amapiens pour éviter les erreurs qui leurs seraient ensuite reprochées.
Plusieurs points ont été notés comme primordiaux comme la nécessité de connaître les dates à l’avance pour s’organiser d’où l’idée du panneau annuel [trimestriel/saisonnier] ou de l’engagement des amapiens à 2 ou 3 activités dès la signature de leur contrat.
A été également noté le souci rencontré avec les forums de rentrée qui sont tous aux mêmes dates et pour lesquels nous avons besoin de fédérer tout le monde pour couvrir les nombreux créneaux.

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